lundi 27 novembre 2023

Quarante-et-unième chapitre: D'une émancipation vers Val Negra

Les chroniques des Phénix de Val Negra

D'une émancipation vers Val Negra


La mi mars passée, le puits se réveille de sa torpeur hivernale. Le départ annoncé du plusieurs mages et mortels pour Val Negra met en œuvre ses derniers préparatifs. Pour les uns, ce fut un choix mûrement réfléchi, pour d'autres une décision fugace saisissant l'opportunité du moment.

C'est aussi le moment des aurevoirs. Si certains seront regrettés, d'autres sont encouragés à prendre le large. Bien sûr tout cela est subjectif et dépend de chacun. Quelques uns ont même préparé des présents, tantôt éphémères pour contribuer aux efforts du voyage, d'autres animés par une vision sur le long terme. Pour d'autres encore, ils prirent l'initiative de s'approvisionner de leur propre chef plutôt que d'attendre d'éventuelles marques d'attention à leur endroit, témoignant ainsi de leur capacité volontariste à surmonter les obstacles, qui ne manqueront pas de se succéder sur leur chemin, comme nous le verrons.

Il s'agit entre autres choses de ramener le corps de Picard d'Ex Miscellanea, dernier des apprentis du Pic d'Aneto, parti rejoindre les anciens dieux celtiques (crépuscule final) à l'automne 1172. Jusqu'ici, son corps éternellement au repos dans une châsse de glace gisait au cœur de l'Alliance, à l'entrée des catacombes.

Ce faisant, c'est pour la Nouvelle-Calebaïs, un bon moyen de raffermir ses étroites relations avec cette puissante Alliance qui fut le siège du Tribunal d'Occitanie. Il y a quelques années, les Magi ont déjà contribué à restaurer leur bibliothèque et à endiguer la montée en force des puissances infernales sous-terraines qui les menaçaient, permettant à Val Negra de renaître de ses cendres. C'est dans cette perspective ambitieuse mais réaliste, qu'ils furent baptisés les Phénix de Val Negra.

A l'occasion des échanges épistolaires entre les 2 Alliances, Lumistus de Criamon prit la décision d'envoyer à la rencontre de leurs futurs convives, un très jeune mage, venu de l'Alliance Dumio pour parfaire son apprentissage auprès de Vancasitum de Flambeau. Il emprunta donc le portail d'Hermès le jour de l'équinoxe.

Albert de Tremere prend la parole le premier et offre 1 pion de Virtus à la Nouvelle-Calebaïs en remerciement de l'accès à la bibliothèque. naturellement, Orion réagit le premier pour s'emparer de ce présent, si modeste soit-il.

Le choix est pris par les voyageurs de ne pas utiliser le téléporteur de Mercere, mais de s'y rendre à la façon des mortels. Cette aventure permettant à ceux qui ont choisi de sceller leur destin ensemble, de mieux faire connaissance avant de s'inviter chez les très vieux mages de l'Alliance hivernale de Val Negra. En outre, le coût en Virtus pour transporter autant de personnes a suscité une crise de panique d'Orion de Verditius qui a commencé à trouver des prétextes pour reporter le voyage ou en diminuer le nombre de participants, notamment que dépenser du Virtus brut si précieux pour transporter des servants est du gâchis, alors que ces mêmes pions pouvaient être investis dans des objets qui serviraient durablement à ces jeunes gens ; comme le présent qu'il a passé l'hiver à confectionné, et qu'il remet à Anne-la-berserker le jour du départ : une lettre accompagnée d'une double hache d'armes. Cette attention à l'égard d'une simple sodales provoque moult rumeurs ...

Mélisandre de Merinita a déjà remis à son fils Douegar , tout nouvellement membre lui aussi de la Domus Merinita, de quoi établir une nouvelle source de Virtus Imagonem dans sa nouvelle Alliance, prétextant que s'agissant de champignons féériques, ils seront mieux dans un regio idoine plutôt que contrits dans une minuscule caverne magique.

Estrella de Bonisagus donne à son dernier élève, Iñigo Juan Estebanez de Criamon, un pendentif assorti de quelques boutures de ronces pour lui donner les moyens de le faire fonctionner.

Nathanaël de Tytalus remet à son fils, dans une boîte longue d'un pied, finement ouvragée par les bons soins de Robert-le-luthier, une baguette rouge, stylisant un phénix, capable de produire de la lumière sans feu ni chaleur, Creo Ignem 30, sachant à quel point Douegar les redoute. Son mot de commande est "Lumos", les raisons de ce choix sont assez obscures paradoxalement, mais il semble y tenir spécifiquement. Il explique sur un ton protecteur quasi moralisateur que cette baguette est pleine de symbole. En effet, lui-même a passé des années à concevoir sa propre baguette pour en faire un talisman parfait. En outre, le phénix représente non seulement l'une des premières choses que Nathanaël étudia pour comprendre la lumière magique qui règne dans le puits (dit-il en montrant ceux qui illuminent la pièce depuis le plafond) et enfin, le phénix caractérise l'espoir renaissant que cette jeune troupe apporte à Val Negra.

Barbe dit "Pic-dur" lègue à son frère Claude-le-tailleur-de-pierre, un sac rempli de champignons hallucinogènes séchés cultivés plus bas, dont il raffole.

Le Conseil des chamans et celui des Héros furetons remettent respectivement à Herminoir : un collier, commémorant ceux qu'ils portent eux-mêmes, dont les capacités sont invisibilité et langage des animaux, et une massue à "pointes" ignifuge permettant d'éteindre le feu à proximité (afin de protéger Douegar qui y est particulièrement sensible) et de projeter ses éclats de silex tranchant sur une cible à le tournant au-dessus de sa tête en mémoire du rituel de passage à l'âge adulte que doivent accomplir tous les jeunes furetons. Mélisandre profite de l'occasion pour donner à ce départ une solennellité à la hauteur de sa cyclique mégalomanie.

C'est ainsi que le 22 mars de l'an de grâce 1174, une troupe hétéroclite gravit les marches du grand colimaçon draconique vers la lumière du soleil printanier, affrontant le froid et la neige en fonte :

-Douegar de Merinita, suivi de son fureton Herminoir, salué par tous ses congénères
-Anne-la-berserker tenant en longe une mule de Lacombe qui tracte une charrette dans laquelle, est dissimulé sous une couverture le corps de  Picard d'Ex Miscellanea Au-dessus se tient arc-bouté Givrefeu, draco bicéphale continuant de protéger la dépouille de feu son maître. Quelques sacs y sont également disposés. 

Chacun porte un sac à dos bien rempli, 2 gourdes, 1 de chaque côté de sa taille et des vêtements chauds, car le soleil nouveau est encore bien timide dans l'ubac de ces hautes montagnes.

Frénégonde "doigts-de-fée" a devancé la troupe pour aller chercher Yolande-la-bergère demeurée à l'extérieur avec son troupeau et ses 2 chiens.

Benoît-l'architecte est parti la veille pour Tarascon afin de s'assurer que tous les préparatifs soient bien faits.

Sous les vivat de toute la Turbula rassemblée, la troupe s'éloigne dans l'ombre des 2 pics rocheux, le soleil levant dans le dos. Nathanaël s'envole pour les escorter discrètement de loin jusque dans la vallée. D'innombrables primevères écloses entre les rochers égaillent les pentes ruisselantes de la fonte toute récente des neiges. Tandis que les jonquilles habillent les sous-bois. La Cour de Lumière reprend ses droits. Quelques pétales s'envolent jusque sur la tête de Douegar, pour y former une couronne de circonstance. L'odeur des fleurs fraiches fait éternuer plusieurs fois Anaïs, ce qui provoque le rire de ses camarades, en particulier Yolande qui la provoque en lui offrant une fleur qu'elle vient de cueillir ... laissant Douegar expirer un soupir regardant la scène, ou plutôt un grincement car il a pris l'apparence d'une charrette pour transporter lui-même Picard.

Au sortir du Domaine, franchissant les palissades du Barry-d'en-haut, ils sont encerclés par une meute de loups. Scruta et les moutons sont pris de panique, et c'est avec difficulté que Lucine les rassemble, tandis que Yacquot s'avance lentement en grognant vers le plus proche d'entre eux. Perchés sur des rochers ça et là, les garous s'immobilisent et les encouragent par moult hurlements. Aux pieds de Yolande, une bourrasque déposa un klaive d'argent aux motifs tribaux spiralés. Elle refusa de le ramasser, et demande aux loups de partir. C'est finalement Iñigo qui le prend avec circonspection et prudence entre 2 doigts. La meute disparait alors que Yolande peste tout en tenant son ventre de l'autre main.  Tenant son bâton, leur chaman en forme hybride, bien connu des habitants du puits, en dernier, s'éclipse dans la Lumière du soleil qui darde le ciel. 

A mesure qu'ils descendent vers 
Tarascon, des odeurs de civilisation leur taquinent les narines, tantôt du crottin, du pain, de la soupe, et bientôt les bruits des ateliers, dont quelques artisans saluèrent de loin les passants en toute amitié. Des chevaux approchent, montés par des hommes en armes à la solde du baron de Blancastel, qui les saluent et les laissent passer sans plus tarder tandis que Givrefeu se dissimule sous la couverture de Picard. . Chacun se ravise pour apparaitre le plus normal possible. Traversant les champs alentours, un éclair déchire le ciel. Le "nuage" de Nathanaël vient de disparaitre laissant quelques larmes de pluie derrière lui, retombant sur les épaules des voyageurs .... un arc-en-ciel apparu, leur offrant sérénité et espoir !

Douegar, Herminoir, Givrefeu gardent Picard à l'extérieur tenant compagnie à Yolande, ses moutons et ses chiens.

Un court passage à Tarascon leur permet d'acheter ce qui leur manque, en victuailles et fournitures diverses. Ils passent voir Marcel-le-négociant, maître marchand pour le compte de l'Alliance à Tarascon, lequel les guide dans ses rues étroites et animées. Ils y retrouvent aussi Benoit l'architecte qui les y attend avec 2 charrettes, 1 pleine de provisions et l'autres de matériaux d'artisanat tractée chacune par 1 mule et 1 de réserve pour la relayer. Iñigo récupère sa commande de la veille, et en particulier, du romarin, de la myrrhe, du laurier et de l'encens en vue de les offrir aux fantômes des thermes romains. 

Dans les rues, Frénégonde repère 3 jeunes se préparant à les délester de quelques bourses. Elle entrave rapidement leur projet sans anicroche. Albert toise la populace pour dissuader d'autres malandrins de venir tenter leur chance à ses dépens.

Anne prend connaissance de la lettre qui ne contient rien d'écrit, le message est oral, elle y apprend le secret de sa naissance. Cela lui provoque peine et colère. Il lui faudra du temps pour l'accepter et y trouver une certaine fierté.

Ils renoncent à prendre la route vers la 
Seigneurie d'Auzat autrement connue comme les terres des Géants, préférant, pour faciliter le déplacement des charrettes, emprunter la route Sud par Andorra-la-Vieja. Frénégonde et Scruta sont envoyées en éclaireuse à 1/2 journée d'avance pour faire de la reconnaissance. Sans perdre de temps, 1 heure plus tard, la troupe se remet en route, mêlés aux moutons qui masquent leur présence.

Après Acqs, la route devient très pentue, rapidement Samir fatigue, il est placé sur la charrette qui contient les ressources alimentaires. Le soleil décroit et se cache rapidement derrière les crêtes pyrénéennes, indiquant à la troupe de forcer le pas pour gagner Pas de la casa avant la nuit. Douegar allège magiquement les 2 autres charrettes, mais au prix de sa propre fatigue, qu'Albert prend sur lui par un autre sortilège, car lui peut se reposer percher sur son cheval de course. Grace à cette bonne gestion de l'effort, la troupe parvient à destination à la nuit tombée. La bavarde assure la liaison d'information entre les 2 éclaireuses et le reste de la Troupe. C'est Herminoir qui fait la traduction au moyen de son nouvel objet magique.

Benoît, Louis, Anaïs, Eleonore et Albert choisissent d'aller dormir au village tandis que les autres établissent un campement de fortune dans une bergerie à l'écart. Iñigo dresse une muraille de pierres pour les protéger durant leur sommeil. La nuit se passe sans encombre. Au réveil les mages actualisent leur parma magica, comme à l'accoutumée. Chacun se restaure là où ils ont dormi et se rejoignent ensuite pour traverser le village et reprendre leur route. Durant cette pause restaurative, Les 2 éclaireuses reprennent leur avance. 

De ce côté-ci des montagnes, le soleil se lève bien plus tôt et la chaleur, toute proportion gardée, y monte plus vite. Les primevères et jonquilles parsèment les pentes verdoyantes. Le chemin se passe sans problème jusqu'à la prochaine étape, à la limite de la zone d'influence de l'Alliance du Carrefour des Vents.



Au sortir de Pas de la Caz, Douegar est pris de petites démangeaisons. Pas de symptômes graves (pour le moment). Benoît, Louis, Anaïs, Eleonore, Albert sont quand à eux particulièrement fringants, pleinement reposés après cette nuit à l'auberge.

Pendant ce temps, les servants se rendent compte que des moutons sont manquants. 
Yolande-la-bergère tient absolument à récupérer ses ouailles, elle met au défi ses nouveaux compagnons de lui montrer qu'ils sont dignes de sa confiance. En tant que son protecteur, Iñigo Juan Estebanez de Criamon peut difficilement refuser, alors que pour Louis de Bonisagus, il s'agit là d'une perte de temps crucial : ils sont attendus, de plus, traîner dans les montagnes est insécure. Quand à Albert de Tremere il doit montrer qu'il est digne d'être considéré comme un grand dirigeant : arbitrer ce si modeste litige peut poser les bases de la coopération ou de la discorde ... manquent au décompte : 1 jeune bélier doré, 1 brebis et ses 2 agneaux.
Albert part en éclaireur à l'aide de son cheval, puis est rejoint par Yolande et Louis. Ensemble, ils trouvent la piste qui contourne le village par le Nord, en direction de l'Ouest .... les terres Trolles d'Estaniol ? Même si la question demeure sur les modalités du vol pour qu'aucune sentinelle ne repère les chapardeurs, ils poursuivent leur périple. Quelques sortilèges (oeil d'aigle) et un jet de pistage 9+ permettent de suivre la piste, un peu plus loin, elle se divise en deux : vers le Nord-Ouest : 3 moutons avec des empreintes d'oie géante et au Sud-Ouest la piste d'1 mouton avec les traces à peine visible de son "accompagnateur".

En remontant la première piste, les 3 protagonistes trouvent une masure, grâce aux volutes de fumée s'échappant de sa cheminée, porteuses d'une appétissante odeur de viande grillée. Yolande force le passage et découvre une mère et ses 2 enfants faméliques. Apparemment l'un des 3 moutons a déjà été tué et en partie mangé. La mère, (qui cache sa nature féerique et ses pattes d'oie dans d'énormes chaussons de laine, Albert se doutant de sa nature, s'en assure par un sort InCo) rétorque en catalan qu'aucun d'eux ne comprend que l'animal leur a été offert, et qu'ils ne sont pas auteurs du forfait. Louis qui a fait le tour du chalet s'aperçoit qu'un homme est venu avec un mouton et reparti avec 3. Il en déduit que celui qui grille dans la cheminée n'est pas issu du troupeau de Yolande. En effet, les moutons ont été emmenés à Andorra-la-Vieja par Jordi, le fils aîné, pour y être échangés contre d'autres victuailles et surtout des outils. En Andorre, pas de monnaie, seulement des paiements en nature, y compris les taxes ! Le complice de Jordi projette de faire reproduire le bélier avec ses brebis (il y voit une opportunité dans cette contrée si pauvre) ; alors que la brebis et ses 2 agneaux serviront de repas après cet hiver si rude ne laissant plus rien à manger à ces montagnards andorrans.

Yeray, le jeune frère de Jordi accompagne les 3 protagonistes jusqu'à un hameau voisin, celui d'Onofre. Ce jeune pâtre de la colline voisine a emmené les 3 moutons dans sa propre bergerie pour les remiser discrètement. La famille de Jordi était autrefois sous la protection du Carrefour des Vents, mais quand son hiver est venu, cette protection s'est évanouie, et les privilégiés sont devenus des ostracisés par les tartuffes villageois ou encore les plus superstitieux d'entre eux. Les protagonistes s'emparent de la brebis et 2 agneaux dorés puis retrouvent l'autre piste, les menant en direction d'Andorra-la-Vieja. Il y croisent un jeune pâtre flutiste qui se reposait sur un promontoire et leur indiqua la direction à suivre pour trouver ce qu'ils cherchaient. Parvenu dans cet autre hameau, non loin de la ville, ils trouvent le bélier aux cornes d'or. Affolé, le bélier enfermé se défend quand on tente de l'attraper. Albert, désireux de montrer sa maitrise de la magie, lance un Apaisement de l'ours furieux impromptu qui calme aussitôt l'animal. Evitant peut-être une blessure à Yolande.

Chèvrefeuille, bélier aux cornes d'or :
Résistance magique 10
Taille 0
Ruse 0, Perception 0, Force +2, Energie +2, Présence -2, Communication 0, Dextérité +1, Vivacité +1

Méchant +1 ,Territorial (mâles) +2

Cornes +5, Attaque +5, Dégâts +10
Fatigue +2, Défense +4, Encaissement +4
Indemne 0, -1, -3, -5, Incapacité

Au crépuscule, la troupe se retrouve en entier à Andorra-la-Vieja, qui est animée par une troupe de saltimbanques.


Saltimbanques et colporteurs dont 1 troubadour séducteur qui aguiche sans vergogne les femmes de la troupe, Eleonore ne s'en débarrasse pas sans difficulté, d'autant que la fatigue la gagne depuis le crépuscule. Il en est de même pour Albert, Benoit et Louis. Les troubadours viennent de Lerida et se rendent à Foix avec épices, étoffes, papier, verre, armes, et instruments de musique. Ils ont des jongleurs, montreur d'ours, marionnettistes, danseuses, chanteur, musiciens, lanceur de couteaux, équilibriste et acrobates. Ils sont demandé à la Cour de Foix par un certain Léon de Niaux, conseiller particulier (depuis 1165) de Roger-Bernard Ier dit le Gros, Comte de Foix (depuis 1148). Ils passeront par Tarascon pour se rendre à Foix où ils séjourneront. 

L'érudit de cette compagnie, surnommé "Erat" parle et écrit le catalan, le latin, l'hébreu, le grec et l'arabe. C'est également lui qui tient les comptes et qui correspond avec leurs commanditaires. Il indique que la commande passée le fut en grec, et non en latin. Une détection de la malignité de 9+ révèle qu'il n'est pas totalement sain de corps et d'esprit, 12+ qu'il est sous emprise. Albert, voulant toujours contrôler son environnement réalise un cercle de contrainte magique empêchant Erat de sortir. Mais une fois ses doutes levés, il brise sont cercle et laisse libre sa proie. Il n'a rien de mal à se reprocher, son humanité est intacte, bien qu'il ait une longue vie bien remplie. Il explique que certains des protagonistes ont bu la veille une boisson contenant une drogue très addictive, mais qui peut développer considérablement leur énergie durant la journée. raconte le fonctionnement si particulier de la principauté d'Andorre, créée comme d'autres dans la chaine pyrénéenne par Charlemagne lui-même. pour positionner des zones franches entre la France et les incursions sarrasines.

Iñigo s'adonne aux voyances d'une très vieille femme qui fait aussi partie de la caravane. Aux moyens de ses charmes de divination aux origines diverses (osselets, coquillages, cristaux, pièces, symboles religieux, figures géométriques, ...) Elle lui révèle certains mystères qui semblent le plonger dans une transe crépusculaire, agrémentés de quelques informations prophétiques (2 points de crépuscule et 6XP en visions -> compétence à 3). Albert et Louis se tiennent un peu à l'écart, ils remarquent qu'ils sont observés par une paire d'hommes discrets et à l'apparence commune. C'est alors que les différents groupes de fêtards se rejoignent sur la place pour un spectacle mêlant pyrotechnie, jonglerie, danse et musique.

Dans la nuit quand Iñigo rejoint Douegar, ce dernier se démange de plus en plus, sa peau d'écorce, déjà étrange au "naturel" semble différente. Un jet de médecine 9+ permet de diagnostiquer un parasite sur la peau. Il s'agit des champignons féeriques qui sont en train de coloniser sa peau d'écorce. Il n'y a cependant aucun moyen d'enrayer la contamination car il s'agit d'une "fusion" féerique. Toute tentative hermétique pourrait irrémédiablement impacter son Don. Il lui faudra trouver une réponse ailleurs ...

Albert de TremereDame EleonoreAnaïs-l'orpheline et Benoît-l'architecte dorment à la principale auberge de la Ville, donnant sur la place principale.
Iñigo Juan Estebanez de CriamonSamir-l'éruditLouis de BonisagusClaude-le-tailleur-de-pierreDouegar de Merinita et Herminoir, Anne-la-berserker,  le corps de  Picard d'Ex Miscellanea et Givrefeu, draco bicéphaleYolande-la-bergère ses moutons et ses 2 chiens passent la nuit à l'extérieur de la ville, protégés par une multitude de sorts de clochettes animées jusqu'à l'aube par Iñigo.
Scruta-la-sentinelle et Frénégonde "doigts-de-fée" sont au devant de la troupe, à 2 heures d'avance conformément aux nouvelles consignes d'Albert. Elle partent avant l'aube afin de conserver leur avance.


Le lendemain, Iñigo, Albert et Louis retrouve Erat le marchand qui leur présente ses marchandises. Albert passe commande de verrerie pour son futur laboratoire, livrable 1 an plus tard à Lerida, et pose une option sur un arc composite orné s'il n'est pas vendu d'ici là. Aucun acompte n'est versé. Iñigo lui achète une gravure militaire du port de Tanger, les plans d'architecture de la cathédrale de Séville en cours de construction et les plans du palais de l'Alambra, pour 10 deniers d'argent chacun.



Depuis leur réveil, Benoît, Louis, Anaïs, Eleonore, Albert,  sont pris de petits tremblements. Ils commencent à souffrir d'un phénomène de manque après avoir été drogués à leur insu au Pas-de-la-Caz (par qui et pourquoi ?). Ils sont fatigués (2 niveaux de fatigue à long terme en moins dès le réveil). La troupe se rassemble et prend la route vers le Sud. C'est précisément à ce moment, qu'une procession chrétienne quitte la Ville d'Andorra-la-Vieja en direction du Sud pour se rendre à la Seu d'Urgell. 

Une litanie de voix féminines se fait de plus en plus proche de la Troupe :
"
Ave Maria, gratia plena,
Dominus tecum,
benedicta tu in mulieribus,
et benedictus fructus ventris tui Iesus.
Sancta Maria mater Dei,
ora pro nobis peccatoribus,
nunc, et in hora mortis nostræ.
Amen.
"

Cette assemblée cheminante n'est en effet composée que de femmes dont la tête est couverte d'un foulard bleu. 



Elles sont 7 (Conn. Eglise 6+ : comme les 7 vertus : 
les 4 vertus cardinales de la Prudence, la Justice, la Force, la Tempérance ; et les 3 vertus théologales de la Foi, l'Espérance, et la Charité ; Conn. Eglise 9+ : cela correspond également aux 7 arts libéraux : quadrivium : arithmétique, musique, astronomie, géométrie, et trivium : grammaire, rhétorique, dialectique). L'une d'elle est malmenée, la tête rasée, vêtue de guenille, elle traine une charrette où est emprisonnée une jeune fille convaincue de sorcellerie (don rouge). C'est la mère supérieure, Marixtel (Foi exaltée), qui traine le convoi en pénitence pour avoir accordée sa confiance et s'être laissée berner par l'hérétique, Núria, qui de son côté appelle à l'aide les membres de la troupe, clamant à tue-tête son innocence. 2 des nonnes ont également la foi exaltée, dont l'une, Sœur Brau, est manifestement touchée par la grâce, annihilant même tout effet magique à proximité (y compris la parma magica). Elles expliquent être des cisterciennes, venir de leur pèlerinage à Sant Miguel de Cuxa,  et se rendant à l'abbaye de Tulebras en Navarre, pour rejoindre la première abbaye féminine cistercienne fondée  là-bas en 1157. En tant qu'herboriste, Soeur Brau soulage Benoît, Anaïs et Eleonore. Elle n'a pas assez d'herbes pour Albert et Louis, elle leur donne la recette, et Douegar produit les herbes manquantes pour que tous les 5 soient soignés. La litanie des 7 nones et / ou leur présence, provoque un regio divin leur conférant des propriétés angéliques durant cette procession. Parvenus dans le régio, les mages prennent conscience du sceau des 7 archanges qui scellé autour de Núria dont la corruption demeure cependant très faible.

Núria explique qu'elle est entrée dans les ordres de force, car sa famille lui refusa la mésalliance que son cœur lui commandait. Elle s'était amourachée d'un jeune homme de mauvaise vie, bien que de bonne naissance : Sergi, un nobliau originaire d'un fief plus à l'Ouest. Sans avoir davantage de détails, son fief était aride et leurs serfs avaient émigré.
Les moniales confessent que Sergi est en réalité le propre cousin de Sœur Brau. Elle précise à son tour que la famille de Núria pourtant cathare et ouverte au libre arbitre des femmes, ne put la laisser devenir l'objet de ce perfide séducteur. C'est à contrecœur qu'ils la mirent à l'isolement. 
La mère supérieure, après moult résistance concède à demi-mot que Núria est maudite et habitée par le malin qui ne la quitte pas malgré leurs efforts conjoints, leurs prières, leurs chants et autres onguents. Il revient à l'évêque d'Urgell,  Arnaud de Preixens, suzerain d'Andorre, de rendre justice. Âgé d'une 40aine d'années, il porte une mitre et des vêtements colorés semblables à un bourgeois. Il est en prise avec la noble famille catalane des Caboet, à qui il a prêté allégeance le 19 juillet 1159, mais ils sont cathares, et à ce titre, il souhaite se défaire de son lien de vassalité. 


La novice qui va être jugée pour hérésie est issue de la famille Caboet, c'est un dommage collatéral afin de faire pression sur ces mécréants de cathares. La troupe apprendra notamment que le port du bonnet indique un certain rang social, les paysans ne portent pas de bonnet. Les évêques et prélats sont seuls autorisés à porter un chapeau, le reste du clergé un bonnet rond ou carré. Apparait également la pratique de la tonsure comme signe distinctif d’appartenance au clergé mais dans une mesure tout à fait discrète. Pratique adoptée de manière plus radicale par les moines qui en feront une fine couronne.
Le légiste de l'évêque révèle que ce dernier peut être convaincu de surseoir à la condamnation si la Troupe prend l'engagement de régler ce problème de malédiction de ce fief qui est aussi sous la tutelle de son évêché et pour lequel il se doit de trouver une solution avant qu'un inquisiteur ne viennent s'attarder sur son domaine.

Louis et Albert décide de faire libérer Núria, ils profitent de la messe des vêpres pour officier sans témoin. Confirmant leurs soupçons, ils découvrent qu'elle est enceinte de Sergi. Iñigo, contraint par la situation décide de créer une statue, temporaire, en prière de Núria implorant sur le parvis de l'évêché afin de se mer le trouble dans l'esprit de ces religieux et couvrir leur fuite. Iñigo et Albert assiste à l'ouverture du procès qui se déroule donc par contumace, l'évêque coupe rapidement court pour ne pas avoir à justifier la disparition de la prisonnière que les certaines nones voyaient plutôt comme une protégée.


- Deux jours plus tard, la troupe arrive aux abords du village de Santa Creu de Llagunes : Ce village n'est plus que ruines, il a été déserté massivement. Il semble que les habitants en soient partis précipitamment. Ce qu'il reste des modestes maisons témoigne de la pauvreté de ses villageois. Leur rassemblement sur un escarpement rocheux indique aussi la relative insécurité de la zone, ne permettant pas un habitat épars. Il n'y a guère d'or à trouver, mais peut-être d'autres richesses que des vulgaires ne sauraient voir ? Ravagé par la maladie et la famine, le village est un regio infernal. Alors que Scruta et Frénégonde commencent à chercher / fouiller, elles pénètrent dans les couches du regio, révélant peu à peu des restes pourris, des os de squelettes d'hommes et d'animaux que le vent a partiellement déterrés. Attaqués par des rats morts-vivants et des spectres, elles usèrent de leur capacité respective de vol pour s'échapper et se réfugier sous un chêne vert tout près d'un églantier en attendant que les reste de la Troupe, ayant été alerté par la Bavarde, les rejoignent, 

Dès lors que quelqu'un ramasse quelque chose, des spectres d'humains et des zombies d'animaux apparaissent, chacun à un niveau différent du regio, pour se faire de nouveaux compagnons dans l'éternité des enfers. Ils ne cherchent pas à discuter, se contentant d'amener leur visiteurs dans la mort. La fuite est alors impossible, seul le combat accorde une issue.

La troupe se met en ordre de marche, devant les moutons coursés par les é chiens, prêts à les faire courir droit devant. Yolande, Anne, suivi de Douegar, Herminoir, Givrefeu et Picard, Anaïs, Eleonore, Benoit autour d'Albert à cheval, la mule et le matériel, Frénégonde, et pour finir Claude et Samir. Scruta marche dans les airs harcelant les spectres avec des branches de chêne (+7 protection contre les orages, +3 passer dans le monde des esprits, +2 contrôler la terre, +1 longévité, +1 contrôle du ciel) et d'églantier (+5 vierge Marie / féminin sacré, +5 pixies, +5 secret, +5 sens humains, +5 protection divine) tandis que le cercle de protection contre les esprits d'Albert repousse les spectres.

Spectres :
Force infernale 15
Taille 0, Intelligence -2, Perception 0, Force -1, Energie +3, Présence -2, Communication 0, Dextérité +1, Vivacité +3
Griffes initiative +3, Attaque +6, Dégâts +12
Fatigue n.a., Défense +6, Encaissement +5, Les spectres sont insensibles aux armes physiques, ils ne craignent que la magie.
Indemne 0, -1, -3, -5, Incapacité

Panique du cœur battant Creo Mentem 15 : lorsqu'il se sait découvert, le spectre hurle face à sa cible qui subit une peur panique de lui, faisant tout son possible pour le fuir. La cible demeure prisonnière du regio et ne peut donc que fuir pour l'éternité, sauf à réussir un jet de courage 9+ ou d'énergie de 15+.
Lorsqu'il est détruit, chaque spectre laisse derrière lui un ectoplasme visqueux et translucide contenant 7 pions de Virtus Mentem.

Rats morts-vivants : 
Résistance infernale 6
Taille -3, Ruse -2, Perception 0, Force -1, Energie +3, Présence -2, Communication 0, Dextérité +1, Vivacité +3
Griffes initiative +3, Attaque +6, Dégâts +12
Fatigue n.a., Défense +6, Encaissement +5Les zombies sont insensibles aux armes perforantes, les armes contondantes et le feu ne leur infligent que la moitié des dégâts, ils craignent cependant les armes tranchantes et la magie.
Indemne, Incapacité
Discrétion 12
Chaque rat détruit laisse derrière lui 1 pion de Virtus Animal sous la forme de chair en décomposition sanguinolente ... et puante !

Chiens-loups zombies :
Force infernale 13
Taille -1, Ruse +3, Perception +4, Force +1, Energie +4, Présence n.a., Communication n.a., Dextérité +1, Vivacité 0
Morsure : Initiative +3, Attaque +5, Dégâts +6
Interception : Initiative +3, Attaque +4, Dégâts +5
Fatigue n.a., Défense +5, Encaissement +5, Les zombies sont insensibles aux armes perforantes, les armes contondantes et le feu ne leur infligent que la moitié des dégâts, ils craignent cependant les armes tranchantes et la magie.
Indemne -1, -3, -5, Incapacité
Chaque chien-loup zombie laisse derrière lui 8 pions de virtus virtum répartis pour quart dans chacun de ses 4 crocs.

Faire un résumé du combat avec vague de 7 rats / 11 spectres / vague de 9 rats / 4 chiens-loups
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C'est avec méthode que Scruta, Louis et Albert essaient d'occire la première vague de Rat, mais l'un d'eux fini par mordre Eléonore qui est désormais blessée (et contaminée). Les spectres, sont maintenus à distance grâce au sort d'Albert, et l'énergie déployée par Scruta grâces aux rameaux de chêne vert et d'églantine. Les loups reçoivent la fureur de Louis qui déchaîne la foudre sur eux. C'est grâce à l'action combinée de tous les combattants qu'ils survivent à l'attaque. Un loup est porteur d'un crucifix inversé, et immédiatement Albert demande à Louis de foudroyer cette cible particulière. Le résultat est inattendu. Au lieu de libérer la troupe, celle-ci se voit absorbé dans un regio infernal.
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Le crucifix inversé est un artefact maudit que le dernier des chiens zombies porte autour du cou (Vigilance 12+ pour le remarquer dans les circonvolutions ténébreuses). Quand ce zombie est détruit, ainsi que les spectres, quelque soit la situation des autres zombies et des rats, il convoque à lui, dans son niveau de regio infernal toute la troupe, les libérant de leurs éventuels combats encore en cours.
Il apparait alors comme une croix inversée de 4 pas de haut, semblable à celle du christ mais à l'envers. Le corps qui est dessus est celui d'un zombi humain, il regarde avec ses yeux inversés les protagonistes, les provoquants et attisant leurs passions négatives. Sauf à résister à un jet d'Intelligence de 9+, chacun se livre alors à la colère, la haine, la cupidité, la boulimie, la feignantise, ... Il s'agit des 7 péchés capitaux !

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Albert garde la tête froide. Ce qui n'est pas le cas du reste de la troupe. Mais que faire face à ce nouvel environnement et surtout ce crucifix qui semble être la clé de leur survie?
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Alors que Núria fait tout son possible pour rejoindre son bien aimé sur la croix, il convient de réussir à incarner les 7 vertus  pour déjouer ce maléfice (il faut donc 7 personnes qui résistent et comprennent ce qu'il faut faire) : les 4 vertus cardinales de la Prudence, la Justice, la Force, la Tempérance ; et les 3 vertus théologales de la Foi, l'Espérance, et la Charité. A chaque fois qu'une des vertus est incarnée par sa prise de conscience et par une gestuelle appropriée, un double du zombie se détache du premier pour apparaitre en face du protagoniste et l'attaquera 3 tous plus tard. Le temps de se relever et de percevoir son environnement à l'endroit. En formant le sceau des 7 archanges et en récitant la litanie de l'Ave Maria, les 7 protagonistes qui incarnent les 7 vertus, parviennent à bannir le démon. 

Dès le début du chant Núria s'immobilise, libérée partiellement de l'emprise du démon. Le zombie prend peu à peu forme humaine, pour redevenir Sergi. Crucifié à l'envers une jambe repliée comme le pendu du tarot, mort et immobile. Ne pouvant s'être crucifié lui-même, il a vraisemblablement été lui aussi une victime ... sacrificielle ? Qui donc est derrière tout ça ? A la fin de la litanie, les Ténèbres se dissipent, la lueur du jour revient. Au sol git un crucifix d'argent recelant 30 pions de virtus Virtum. Le lieu étant purgé de son mal, des fouilles peuvent être entreprises pour y découvrir différents objets (agricoles, artisanaux, aucune monnaie). En particulier 7 blocs de charbons calcinés d'un pied de long, tous enfouis dans la terre, positionnés de manière à former un 7 dans le village. Tous ont de la magie résiduelle, elle était puissante mais il n'en reste presque plus rien. Ils ne contiennent plus de virtus mais peuvent servir de focus ou être enchantés, ils sont cependant fortement corrompus ! .... par qui ? et pourquoi ? Ils ne constituent plus de liens mystiques, ceux-ci ayant été rompus par "l'exorcisme" qui vient d'être réalisé.

La journée se poursuit sans encombre, de même que la nuit que la troupe peut passer à la belle étoile ou au bénéfice d'un hameau de bûcherons que la troupe préfère éviter (chacun regagne 1 point de confiance, max 3).

Le lendemain, un vieillard, à l'apparence d'un ermite par sa maigreur et ses haillons, boitille le long d'un chemin, appuyé sur un humble bâton. Il croise la Troupe qu'il salue d'un sourire riche en rides. Au cours de leurs échanges, la Troupe prend conscience qu'il s'agit  d'un ange, probablement Saint-Jacques, venu les remercier pour avoir nettoyé le village maudit, mais peut-être également pour les tester. Il accordera un vœu à ceux qui ont prouvé leur Foi.


- La-Pobla-de-Segur : Plusieurs torrents se jettent dans un lac (Parita de Sant Antoni) en une multitude de cascades de hauteur variable. Dans le tumulte aquatique, nagent des jeunes gens dénudés, dont les oripeaux jonchent les berges autour de cendres encore chaudes. A l'approche de la Troupe, ils nagent en direction opposée, tentant d'éviter toute "confrontation". Il s'agit de jeunes des hameaux alentours pratiquant des libations autant sacrées qu'hérétiques.

Dans ce lac, on peut également voir des loutres en chasse de poissons frais et bigarrés. Possibilité d'en chasser quelques unes ou presque toutes. Louis de Bonisagus tombe en admiration de ce lieu , qui semble être contenu dans un immense élémentaire d'eau tant elle est pure.
D'ailleurs, il oublie d'avertir ses compagnons de voyage avant de disparaitre sous l'eau, déclenchant des recherches et l'inquiétude de ses pairs ... Il se lie d'amitié avec certaines de ces loutres, tandis que l'une des demoiselles ne résiste pas à sa pulsion d'en adopter une au nez et à la barbe des Magi qui ne s'en rendent compte que plusieurs jours après, trop tard pour ramener le jeune facétieux et gourmand mustélidé.



Résistance magique 12
Taille -3, Ruse +1, Perception +2, Force -2, Energie +1, Présence n.a., Communication n.a., Dextérité +1, Vivacité +1
Curieuse +3, S'amuser +5
Morsure et griffes : Initiative +4, Attaque +4, Dégâts 0
Fatigue +1, Défense +5, Encaissement -1
Indemne, -3, Incapacité


Chaque fourrure de loutre contient 8 pions de Virtus Aquam (voir livre Calebaïs, laboratoire Ierymir).
Certains des jeunes gens sont en réalité des métamorphes, se mêlant aux loutres pour participer à leurs jeux. Ils forment ensemble une communauté unie.



Les thermes oubliées sont un complexe balnéaire profitant de sources chaudes résurgentes d'Aneto. Ils apparaissent en ruines, mais en pénétrant dans le regio magique, on se retrouve à l'époque où ces thermes étaient en activité, peuplés de fantômes nus ou vêtus lascivement de toges. Ils n'interagissent pas avec les vivants, on est simplement spectateur d'une scène de vie d'un millénaire plus tôt qui se répète en boucle ... du moins c'est la première impression que les visiteurs en ont. En effet, après avoir étanché leur curiosité, quand les visiteurs souhaitent repartir, les fantômes se mettent progressivement à les intégrer à leur conversations, actions et centres d'intérêt.

Le but de ces thermes est de soulager les maux des corps et des âmes, il n'est donc pas possible d'en ressortir blessé ou fatigué. Le regio garde avec lui les personnes concernées jusqu'à complète rémission. Le lieu n'est pas particulièrement propice aux combats ou aux conflits, mais c'est une bonne occasion de découvrir le mode de vie romain et quelques anecdotes vieilles d'un millénaire. Peut-être certaines peuvent avoir un intérêt encore actuel ?
Saint-Jacques ayant récemment soigné tout le monde, personne n'est malade et la Troupe peut sortir comme elle est entrée. Albert note l'emplacement pour des expériences ultérieures avec ces esprits du passé.





- Sur les pentes remontant le pic Aneto, un animal bêle à pleins poumons pour demander de l'aide.
 Il est la proie d'un chasseur originaire de Saragosse, qui ne tarde pas à se montrer. Il leur demande qui ils sont, d'où ils viennent et quelle est leur destination, il se présente en tant que marchand juif, connaissant la Nouvelle-Calebaïs et les besoin exotiques des "érudits des montagnes". Il se joint à la Troupe jusqu'au village de Perdut.
Au loin, le troupeau de l'isard supervise la scène, toisant ces humains qui se jouent de leur sort. Ce sont pourtant eux les seuls légitimes habitants de ses pentes abruptes.

La Troupe utilise l'apres-midi pour préparer son périple sous-terrain menant à Val Negra. Certains s'occupent de logistique pendant que d'autres analysent les caractéristiques de la grotte circulaire autour d'un pylone de pierre qui semble receler certains mystères initiatiques. Ils y passent la nuit comme conseillé par les quelques habitants de Perdut, et au matin, leur semaine de pérégrination dans les corridors humides et glissants commence.

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